Vendredi 3 juillet 2009 à 11:03

Sur mon mon ancien-ex-futur blog, j'avais déjà parlé de Mandellia,  ici aussi mais j'ai la flemme de chercher. Parce que bon, y'a trop de trucs. Et je remets ça, parce que c'est une entreprise sympa, que j'ai vue se monter qu'en plus ils offrent des stickers. Que demande le peuple ?!

Quand je dis que je l'ai vue se monter, c'est très sérieux. Ils ont démarré en 2007 et ont de suite eu la bonne idée d'accompagner leur site d'un blog, mis à jour régulièrement et bien écrit, ce qui a fait du bien à mes petits yeux qui étaient à l'époque très fatigués... On a donc eu droit de suivre leurs pérégrinations, un épisode m'avait notamment marqué : les cartons des stickers un peu partout dans leurs bureaux : ils ne penseraient pas que ça marcherait aussi vite et aussi bien ; folklo ! Maintenant on y trouve même des billets pour nous faire faire un Rapide tour du Web.

Le but du jeu chez eux c'est aussi de, je cite (c'est plus facile) "proposer à chacun de créer les produits dont il rêve", bon, ok, beaucoup de plates-formes web promettent ça, mais si je ne devais n'en croire une ce serait celle-là, alors zut. Donc ils font des stickers muraux, pour Ipod (j'en ai un, et c'est vraiment pas de la merde), pour ordis (j'en aurai un bientôt... j'espère, je croise les doigts, parce que bon, il faut d'abord avoir l'ordinateur...),  ça c'est la liste de courses des débuts. Aujourd'hui leur catalogue s'est diversifié et on ne sait plus trop où donner de la tête : entre le lave-vaiselle et le sac à moi. Voilà,  ils continuent sur leur belle lancée et aujourd'hui en sont tout de même au point de lever des fonds ! Vous êtes à nouveau prévenus et moi je suis contente d'avoir pu le faire.


[En réponse préventive aux commentaires incendiaires disant que c'est de la pub etc etc : oui tout à fait. Et qui a dit que je n'assumais pas ? Dans moins d'un mois l'autre vrai neuf nouveau blog sera ouvert et quasiment exclusivement destiné à ça alors bon !]

Lundi 15 juin 2009 à 22:56

On se retrouve dans le draps froids entre deux rêves trop alourdis. Tue nous,  tu me dis, pars pas sans moi et je te suis... C'est comme un rêve en noir et blanc, comme un piano comme écran. Et on plonge dans des yeux fermés, et on se croise en instants différés. Nos rendez-vous ne sont pas des instants à prendre photos, nos retrouvailles échappent à l'imprésario. On avait pourtant dit, ordonné, de fermer cette rue, de la condamner. Histoire que nos nuits ne viennent plus s'y accrocher. Pour quelques secondes qu'on aimerait éveillées, ces regards en quoi qui auraient mérité un avant, que sais-je un après... A la lumière du jour. Dans mon souvenir t'avais huit lettres, même une de plus je ne suis pas pour. A écrire sur le bout des doigts. A poser sur ce piano qui ne viendra pas. Feutre noir, nous verrons bien. Les miennes seront un peu effacées, leur attente a failli les achever. A la lumière du jour. Ce sera ce jour là. Mais ce ne sera pas. Français.


Mes rêves se brisent.

Lundi 8 juin 2009 à 22:26

Des déclarations qui passent à côté d'elle.

Elle s'était réveillée, aux alentours de 4h, et puis elle s'était glissée dans son lit, simplement. Sans un mot dire, il avait détourné le regard mais a ouvert les bras. Qu'importe. La nuit était presque noire. Ils auront toute la lumière des jours pour que leurs yeux se trouvent. De ces instants où il fallait agir avant de réfléchir. Afin que l'histoire se mette en marche. Pour qu'ils arrêtent de se croiser, de s'arrêter, et de repartir. "On a pas." "On est pas." "Pas encore."

Lundi 1er juin 2009 à 0:31

C'est leur moment à eux. Celui qui ne faut surtout pas gâcher. 20 minutes durant lesquelles les déranger serait une faute impardonnable. Samedi matin, 6h45. L'eau chaude coule sur leur corps qui ont trop froid de ne plus être au lit. Devoir se lever pour subir plusieurs heures de devoir. Il fallait bien cette douche. Un répit. Une étrange contrainte qui avait fini par devenir un plaisir. Les yeux se ferment.  Ils augmentent progressivement la température de l'eau. Jusqu'à n'en plus pouvoir. Expirer et avoir l'impression de respirer pour la première fois dans cet espace embué. S'enrouler dans deux ou trois serviettes. Et puis s'arrêter, s'accroupir contre le radiateur, même froid. Chaque samedi matin, c'est leur rituel. Chacun d'un côté de la pièce. Ils s'y retrouvent. Regardant dans la direction opposée. Ils l'ignorent. Chacun dans sa salle de bain. Un rendez-vous qui ne se trouve même pas de l'autre côté du voile. L'autre est du même monde. Mais plus vraiment.

Dimanche 17 mai 2009 à 1:17

Il y a comme un bug. Elle a tout pourtant. La tenue, la soirée, et les gens. Elle est la seule à fumer cette marque de cigarettes dans le lycée. Elle est la seule à fumer, là, maintenant. Elle est juste seule face à un mur en fait. Au sens propre comme au sens figuré. Les bottes posés sur une autre chaise. Un vague souvenir de morceau punk en tête. Se souvenir, chercher la chanson dans le téléphone et la trouver. Elle est aussi la seule à ne pas savoir quoi penser de cette moitié de silence. Peut-être parce qu'elle le vit seule, pour changer. Lassitude. Fermer les yeux un instant le nez enfoui dans un col.

Savoir viser juste, rapidement, sans bavure. "Tu viens avec moi ?", connard, j'irais n'importe où avec toi. Et cette phrase est au conditionnel. Et ça me fait chier. "No, he is not. That's my problem." Oui, il est bien  là mon problème, à n'en plus douter.


C'est simple : elle doit aller à Paris l'an prochain. Loin de yeux, loin du coeur. Ou pas, justement.

Mercredi 6 mai 2009 à 21:27

T'as mal joué ton coup ma fille. Tu aurais dû le regarder droit dans les yeux, vlang, comme ça. Pourquoi as-tu fui ? Précisément parce que tu as fui. Plutôt étrange comme argument. Tu ne voulais pas assumer ça, non pas tes sentiments, mais son regard. Il est tellement plus simple, plus confortable d'éper. Tu regrettes maintenant ? Justement parce que tu ne trouves plus ses yeux ? Ah ça, je ne peux pas t'enlever que tu as du culot ! C'est ça la vérité, tu n'y échapperas pas : il faut te mettre en danger. Non pas pour réussir, même pas, car rien ne t'es garanti. Mais juste parce que tu ne peux plus te contenter de trois quatre cabrioles avec tes mots. Tes sacrés mots. Tu maîtrises trop le sujet. Tu aurais pu bien sûr. Si seulement tu n'avais pas ensuite crisé son regard.

Petite joueuse.

Mardi 28 avril 2009 à 22:08

Il aurait pu être là, notre premier baiser.

Dans la cour de l'Institution. Il pleut. Quatre équipes qui jouent au handball. Tu viens de perdre ton match. Je te regarde t'avancer sur le terrain, en direction du petit préau, près de la grande porte, du hall. Il pleut. Je suis sous ma capuche gris. Tu as vu mon regard. Je m'avance à mon tour. Pour jouer. Nous ne jouerons pas ensemble. Je baisse les yeux. Tu viens te planter devant moi. Il pleut. Je garde la tête baissée et tape doucement dans ton pied, comme pour faire reculer un obstacle dont on a guère envie qu'il recule. Tap. Tap. Tap. "Je ne jouerai par contre toi, j'suis déçue." Et puis j'ai levé là tête, ou tu m'as fait relever la tête je ne sais plus. Je t'avais vu sourire avant de voir ton visage. Deux bises. Trop près des lèvres. Trop près des gens qui nous entourent. Il pleut. On continue sur nos chemins. La nuit prochaine, dans un matelas posé à terre, je penserai à toi. A nos cigarettes et à notre pause café qui risque de ne jamais venir. L'important c'est de la vouloir. Qu'importe que nous aimions ou pas le café. Tu es loin. Il a plu.

Mardi 24 février 2009 à 21:56

Elle avait énormément de choses à faire dans la ville encore couverte de brouillard. Les gens passaient et se croisaient, les têtes restaient baissées. Qu'y avait-il de si intéressant sur ce sol ? Quelques taches de vieux chewing-gum, rien de plus, rien de moins. C'était surtout rien. Autre chose que les yeux de ceux que l'on pourrait voir. Il est difficile de supporter le regarde d'un aveugle ; on cherche son âme. Les gens avaient peur une fois de plus. Peur de ne trouver que du vide là où les pupilles étaient censées vivre. Alors ils fixaient le sol. Tous. Et c'est ce faisant qu'ils perdaient leur âme, véritablement. Elle marchait d'un bon pas, n'ayant même plus mener la réflexion pour en arriver à ce constat. Elle l'avait intériorisé depuis longtemps. Elle passait son temps à regarder le ciel. C'était terrible de ne même plus avoir l'occasion d'être déçu.

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