Lundi 14 juillet 2008 à 15:37

Cette vie elle passait rapidement, trop rapidement, les jours comme les mois, les mois comme les années. Un mot, une phrase, une sensation, une main dans la sienne et voilà, les mots repartaient, lui labouraient le cœur et jaillissaient à nouveau, sous d'autres formes. Aujourd'hui il n'y a plus que la demi-teinte d'un vent de plaine alors qu'elle brûle de crier les lames, les vagues qui lui brisaient les os. Qui lui hachaient le cœur. Elle se promenait sur sa vie, faisait abstraction de tous ces gens, de tous ces problèmes qui peuplaient son désespoir. Solitude. Tout lui rappelait cette longue mais trop courte soirée où c'était presque un vrai été.
Elle fumait doucement. Elle avait trop longtemps aspiré chaque sensation comme si c'était sa dernière bouffée d'oxygène. Le vide de trop plein. C'était un peu tout résumer. Elle est pleine de tout. Et si même lorsqu'elle est vide elle est pleine c'est parce qu'elle est pleine de vide. Un rire jaune qui tombe dans l'air sans saveur, sans odeur. Ce jour là elle est partie. En gardant en tête les rêves qui valaient plus que les promesses. Elle se regardait s'éloigner de ses rêves. En bonne omnisciente elle a tout vu. Tout vécu. Elle ne s'est juste pas aperçu qu'elle ne partirait réellement jamais, qu'elle ne vivrait jamais… Parce que ce faux-départ était le seul susceptible d'être définitif.


[C'était à écrire. C'était à vivre. Ou comment garder 1000Kms de distance en étant à côté de quelqu'un. Qu'on aime.]

Par here.we.are le Mercredi 16 juillet 2008 à 12:48
x

(.)
 

Ajouter un commentaire









Commentaire :








Votre adresse IP sera enregistrée pour des raisons de sécurité.
 

La discussion continue ailleurs...

Pour faire un rétrolien sur cet article :
http://lagrandemymy.cowblog.fr/trackback/2625657

 

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Page suivante >>

Créer un podcast