Lundi 31 août 2009 à 20:40

C'est quand même fou ce qu'elle prend son pied dans ce qui ne lui ressemble pas. Provocatrice, sensuelle, toujours à la frontière entre intelligence et manipulation. Des regards qui changent en moins d'une seconde, d'une invitation à un élan d'affection fraternelle. Le temps que les croisements se fassent. Ils sont marrants à lui dire que le meilleur est à venir. Avenir. Elle aurait bien continué par ici, mettre son grain de sel au bon endroit, au bon moment. Juste, ne pas avoir à tout reconstruire. Maintenant qu'elle s'épanouit enfin.

Dimanche 30 août 2009 à 23:46


Penser perdre son pari et essayer de ne pas être une trop mauvaise joueuse. Ecouter Roxanne. Se dire que les rumeurs et les immaturités ne feront pas partie de la liste des regrets. Se perdre dans les cartons et les valises. Savoir pertinemment que tous ne seront pas là mais refuser de l'accepter. Se battre contre son éternel Paradoxe. Finir de se battre contre soi-même. Finir par s'effondre d'un sommeil aux rêves flous.

Je sais ce que je veux, et je m'en éloigne.

Dimanche 30 août 2009 à 0:37

Hep ! Toi ! Oui toi ! D.I.F., comme tu veux. Qu'est ce que tu fous là ? Non mais sérieusement, c'est quoi cette connerie de demander une alerte pour chacun de mes articles ? T'es pas censé être ailleurs ? Dans un autre monde ? Dans une autre vie ? Que je m'apprête à rejoindre, certes. Parce que nous sommes en train de réaliser des rêves que vous avions si pas construits ensemble, partagés. Mais les miens se font sans toi et en gardent un goût amer.

Je quitte les gens que j'aime pour ceux que j'ai aimé.

Dimanche 30 août 2009 à 0:18

J'ai envie de tous vous embarquer dans le photomaton de Marché +.

Samedi 29 août 2009 à 22:58

Il fallait qu'elle lui dise tout de même. Lui dire qu'elle se leurrait. Qu'après ce Il là il n'y avait pas de rien. Aucun espoir. Que cette masse, noire, grise, argentée dans le meilleur des cas. Ce tourbillon de sentiments, de souvenirs, de mots prononcés trop tard, trop tôt, trop vite, trop bas, ou seulement imaginés. Mêmes les notes finissent par se perdre. Il n'y a qu'une nuit, sans fin, et qui n'a plus la beauté des blanches ou des rouges. Plus de parfum, plus de voix. Juste le silence, et les regrets.

Vendredi 28 août 2009 à 15:32


Je vous propose un nouveau challenge passionnant ! Retrouver : un paquet de limes à ongles et une oreillette de téléphone... De mieux en mieux, vous ne trouvez pas ? J'attends vos propositions ! Sachant que ces objets peuvent aussi se trouver chez mon père, soit un appartement au 3ème étage. Sinon mon déménagement c'est bien passé et j'en profite pour remercier Flürk et Adeline ! Je m'installe pour de bon le 7 septembre ce qui me permettra de voir, enfin, Anne, à la fête de l'Huma. J'en profiterai pour profiter à nouveau de Cocoon en live. Et non aujourd'hui je ne mets pas de liens parce qu'il y en aurait trop et j'ai la flemme. La paperasse c'est toujours le mal et je vais donc éviter de péter un câble en allant jouer un peu de guitare. Je dois passer à Valenciennes pour aller acheter un capo et d'autres accessoires divers et variés que je ne peux emmener à Paris sous peine de me faire décapiter par la madre. J'ai hâte que Lène soit de retour et a priori je n'aurai pas internet dans mon studio. Haut les coeurs, le pire est à venir ! On va tous mourir !

Vendredi 28 août 2009 à 11:46

On pourrait la résumer comme ça. Un grand rayon de soleil, même quand le ciel est gris, un appareil photo, des tissus de toutes les couleurs et un petit paquet de tartelettes à la fraise. Elle chante, me pique ma guitare et éclate de rire quand on se retrouve assis sur l'herbe. Elle ne sait pas dessiner, ou du moins elle n'a jamais vraiment voulu essayer. Elle me laisse croire que je suis doué, et quand ça vient d'elle, j'en ai bien envie, d'y croire. Elle s'en va et moi je n'ai jamais été autre chose que parti. Mais alors, dites-moi, putain, dites-moi, pourquoi je ressens ce grand vide ? Là. Au milieu de la poitrine ?

Mercredi 26 août 2009 à 22:49

Déménager demain. Avoir la blinde d'objets et pas tout encore. Il manquera les coeurs, les rubans, les mots, les dessins, les notes. On verra. Qui vivra verra. Rester, dans la même. Ville. Lui. On verra quoi.

Lundi 24 août 2009 à 1:06

Voir la stupidité des gens. De plus en plus en flagrante. La mienne aussi, mais là n'est pas tant le problème. Tous ces pauvres hères qui courent pour ne pas avoir à s'arrêter sur eux-mêmes. Les têtes qui tournent sur des musiques qu'elles ne comprennent pas. Des hyperactifs insomniaques et des collectionneurs amoureux. Dans l'ombre et là lumière à la fois. Se poser, le coin, la vodka. Ombre, perle, aide, équipe. Le contraste en devient presque douloureux. Des rencontres en côté. Et de l'autre, une Saison en Enfer.

Mais désormais savoir où chercher.

Lundi 24 août 2009 à 0:22

- J'ai failli éclater de rire...

- A quel moment ? Et pourquoi ?

- Quand elle t'a dit que tu lui paraissais "agressive", "en position d'attaque", et "stressée".

- Ah, ça. Mais c'est vrai que je ne suis pas du genre à stresser parce que je suis en retard.

- C'est moi là !

- Je sais, tu peux bien attendre la suite. Je n'allais pas lui dire que si j'avais été de mauvaise humeur j'aurais eu envie de lui sauter à la gorge ?

- A ce point ?

- Cela aurait pu : j'étais en train de penser à l'histoire que j'ai loupé, avec lui.

- Quand ça ??

- Pas quand. Plutôt, à cause de toi.

Vendredi 21 août 2009 à 1:43

Qui devient-elle au bout de cette année ? Plus vivante et plus discrète ? J'ai du mal à y croire. Vers où se sont enfuis tous ces mots ? Vers des coeurs trop fermés, vers des gens que je n'oublie pas mais face à qui j'ai appris à répondre. A devenir une autre, une nouvelle fois. Celle que j'étais avant le premier. En pire, parce qu'elle réussit. J'aimerais à nouveau me gorger de mots et de phrases. Me perdre dans l'écriture à en oublier de revenir. Est-ce comme le vélo, et tout le reste ? Faut-il un temps d'adaptation ? Quand les rêves se rapprochent tellement que le moindre souffle peut les briser. Le retour des questions est une bonne chose. Il prouve que ça pense toujours, là dedans, plus profondément. Au-delà de l'économie et de la politique. Au-delà des coups tordus. Au-delà des valeurs qui changent. Au-delà des traîtresses. Au-delà de l'actuel. Dans ma plus belle mise en abîme. Le changement de prénom est assez révélateur. Les leurs sont toujours les mêmes.


Elle s'appelait Raphaëlle.
Je me fais appeler Raphaëlle.

Vendredi 21 août 2009 à 1:33

On a joué, on a couru, on s'est bousculés. Le soleil tape, impitoyable, nous sommes en plein été et le vent de la mer semble ne jamais avoir soufflé entre ces pins. Notre royaume est un petit terrain de sport. Entre paniers de basket et but de foot matérialisés par des casquettes, des tongs, des t-shirt, tout et surtout n'importe quoi en somme. Notre langue se mêle d'anglais et de gestes, se teinte de français et de sourires, s'éclaire d'allemand et d'éclats de rire. On se bouscule, on s'accroche, on tombe à moitié. Dans, mon dos, il passe sa main sur mon cou et joue avec ma clé de sol.


Je suis encore et toujours une clé de sol.

Jeudi 20 août 2009 à 2:47

... Mes fantômes reviennent, les uns après les autres. Anglais à voix haute, crayon noir et tigre. Martin, le retour. Et vlang. La transcendance, quand on la veut nous tombe dessus, jamais comme on l'attend. Positivons, ça n'est pas un bassiste. Une pensée pour ma Clonée, et pas qu'une, en fait. Le tigre n'a pas changé lui. Il porte un coeur en argent autour du cou. J'ai éclaté de rire. Quelque peu niais, et au-delà de toute jalousie dont on pourrait m'accuser à tort, j'ai rarement vu un collier aussi ridicule. Quand il est revenu, il ne l'avait plus. Je me demandais pourquoi j'avais cette chanson en tête.


Mr Blue, I told you that I love you.
 

Mercredi 19 août 2009 à 20:00

Celui dont j'ai donné le frère à Jia.
Celui de Simon.
Celui du Passé.


http://lagrandemymy.cowblog.fr/images/PICT0006.jpg


Et maitenant, un bracelet Smarties. Plus important. D'une des mes Ailes, qu'elles portent toutes les Deux. Merci... Pour ça, le reste, les éclats de rires, les zous, les joies, les "saloopes", les aides, les pleurs aussi, parfois. Parce qu'Ailes, sont là.

Lundi 17 août 2009 à 1:33

Des insomnies qui n'en finissent pas ; entre rêve, conscience et morale. Le biscuit chinois disait que j'étais "maître de toutes les situations". Et si je ne désirais pas avoir toutes les cartes en mains ? N'ai-je pas le droit de vouloir que le jeu se déroule un peu sans moi ? A la manière de la tragédie d'Anouilh ? Je n'ai pas demandé à avoir le rôle du ressort, ni celui du silence. Encore moins celui des deux amants au petit jour. Merde alors, ça n''était pas le petit jour, ça n'était pas la nuit, c'était une nuit en plein jour, une véritable exception. C'est trop demander que d'avoir plus souvent de ces moments hors du temps sans avoir à calculer les éclipses et les revirements ? Visiblement oui. C'était un beau piège ce cadeau, il faut l'avouer. Alors je me résigne à jouer. Après tout c'est quitte ou double. Sauf que non, cette maxime néglige un élément clé : la frustration. Qu'elle soit relative ou non. En parlant de jeu, et après avoir évoqué les cartes.

Force. Lune. Arcane sans nom. Roue de la Fortune. Pendu.

J'aimerais avoir la gloire d'un matin.

 

Dimanche 16 août 2009 à 17:13

Il y avait une chose pour laquelle elle était particulièrement douée : se faire des films. Que ça soit en amour ou pour le reste, mais particulièrement en amour tout de même. C'était histoire de se rassurer, de se préparer à toutes les éventualités, histoire de rêver ? Histoire de, oui, surtout. Patience. C'était une manière comme une autre de s'occuper finalement. Et puis elle l'avait trouvé. Celui qui respectait le scénario sans même l'avoir lu. Les bons regards, aux bons moments, des gestes qui semblaient calibrés sur ses envies les plus secrètes. Il se retournait après les "au revoir", faisait des sous-entendus, mentait aux bonnes personnes. Ses allusions étaient des plus savoureuses, et ses silences signifiaient ce qu'elle désirait entendre. Le seul problème, c'est qu'il ne remplissait pas la condition première : il n'était pas acteur. Patience. Histoire de. Il pourrait toujours le devenir.

Mercredi 12 août 2009 à 23:38

Lille. Faire visiter la ville à quatre italiens et se dire que "Molto piu in alto delle nuvole". Acheter des mitaines au mois d'août. Vouloir leur donner une autre histoire, autre chose que la mitaine solitaire qui reste dans le meuble de mon entrée. Être avec Noémie et Adeline et chanter les Moldy Peaches. Ne pas regarder Juno finalement parce que ça nous n'étions pas dans la même "dynamique", parler et éclater de rire. Admirer la chambre de cette artiste qui n'aime pas qu'on lui dise. Les dessins, la lampe rouge, les petits carrés de couleur. Le coffre aux merveilles, avec mes mots de passe et le tirage de cartes que nous avions il y a un an. J'avais oublié pendant qu'elle cochait en rouge. Me faire une atébas, se masser et jouer avec des pinceaux. Oublier le titre d'une chanson des Ritas et envoyer des sms durant la nuit. Se dire qu'on doit s'échanger des bouquins et des légumes. Vouloir quelque chose d'Elles. J'aurais dû prendre des photos. Je commence à prévoir ma vie parisienne, je songe à aller dans le Sud cet hiver, mais j'ai déjà, surtout, hâte de retourner les voir. Paradoxe que ferais-je sans toi ?

Lundi 10 août 2009 à 1:41

Un mauvais film, une bonne cigarette. L'incertitude concernant demain et tous les jours qui restent. J'ai envie de prendre des photos. De recontacter Pacôme pour la Virgule que je ne lui ai jamais commandé, parce que ça n'était  plus le jour et que depuis je n'ose plus. J'en aurai besoin pour l'appartement Fantasque. Nous avons toutes nos Merveilles. Il me faut des images des filles, de mes Ailes et de mes Elles. Des garçons, aussi. Des photos floues ou floutées. Le portefeuille en cuir, celui qui contient les souvenirs : Bee, Anne, JD, Barbara, Romain. En vouloir tellement d'autres. Chut. Il ne faut pas demander. Dis, tout de même, aurais-je droit à des souvenirs de toi ?

Dimanche 9 août 2009 à 0:37

Des dessins d'enfants sur les tables. Des dessins à la craie. Des couleurs vives, et qui ne s'efface pas. Alors que l'on se pose nos verres, nos coudes dessus, que l'on écrit, que l'on travaille, que l'on s'amuse, que l'on vit... J'aimerais avoir pour toujours ces dessins en fond, en fond de verre mais surtout en fond de vie.

Envoyez-moi des dessins et des couleurs, que je puisse m'inventer une nouvelle frise.

Vendredi 7 août 2009 à 22:52

Je suis inscrite dans cette fichue grande école, j'ai un appartement, un contact sérieux pour un petit boulot, des pistes pour revoir Anne, Adeline m'aiderait à déménager. D'ailleurs, si vous êtes sur Paris pas cette semaine mais celle d'après, la famille (moi inclue), recherche des bras, et des jambes : 5ème étage sans ascenseur.

Je sais où j'écrirai à Paris.

Un ami a le coeur, brisé, et a essayé de se briser du même coup.
Dans les dossiers de mon portable traîne un "je t'aime" inutilisable.

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