Dimanche 16 août 2009 à 17:13

Il y avait une chose pour laquelle elle était particulièrement douée : se faire des films. Que ça soit en amour ou pour le reste, mais particulièrement en amour tout de même. C'était histoire de se rassurer, de se préparer à toutes les éventualités, histoire de rêver ? Histoire de, oui, surtout. Patience. C'était une manière comme une autre de s'occuper finalement. Et puis elle l'avait trouvé. Celui qui respectait le scénario sans même l'avoir lu. Les bons regards, aux bons moments, des gestes qui semblaient calibrés sur ses envies les plus secrètes. Il se retournait après les "au revoir", faisait des sous-entendus, mentait aux bonnes personnes. Ses allusions étaient des plus savoureuses, et ses silences signifiaient ce qu'elle désirait entendre. Le seul problème, c'est qu'il ne remplissait pas la condition première : il n'était pas acteur. Patience. Histoire de. Il pourrait toujours le devenir.

Mercredi 12 août 2009 à 23:38

Lille. Faire visiter la ville à quatre italiens et se dire que "Molto piu in alto delle nuvole". Acheter des mitaines au mois d'août. Vouloir leur donner une autre histoire, autre chose que la mitaine solitaire qui reste dans le meuble de mon entrée. Être avec Noémie et Adeline et chanter les Moldy Peaches. Ne pas regarder Juno finalement parce que ça nous n'étions pas dans la même "dynamique", parler et éclater de rire. Admirer la chambre de cette artiste qui n'aime pas qu'on lui dise. Les dessins, la lampe rouge, les petits carrés de couleur. Le coffre aux merveilles, avec mes mots de passe et le tirage de cartes que nous avions il y a un an. J'avais oublié pendant qu'elle cochait en rouge. Me faire une atébas, se masser et jouer avec des pinceaux. Oublier le titre d'une chanson des Ritas et envoyer des sms durant la nuit. Se dire qu'on doit s'échanger des bouquins et des légumes. Vouloir quelque chose d'Elles. J'aurais dû prendre des photos. Je commence à prévoir ma vie parisienne, je songe à aller dans le Sud cet hiver, mais j'ai déjà, surtout, hâte de retourner les voir. Paradoxe que ferais-je sans toi ?

Lundi 10 août 2009 à 1:41

Un mauvais film, une bonne cigarette. L'incertitude concernant demain et tous les jours qui restent. J'ai envie de prendre des photos. De recontacter Pacôme pour la Virgule que je ne lui ai jamais commandé, parce que ça n'était  plus le jour et que depuis je n'ose plus. J'en aurai besoin pour l'appartement Fantasque. Nous avons toutes nos Merveilles. Il me faut des images des filles, de mes Ailes et de mes Elles. Des garçons, aussi. Des photos floues ou floutées. Le portefeuille en cuir, celui qui contient les souvenirs : Bee, Anne, JD, Barbara, Romain. En vouloir tellement d'autres. Chut. Il ne faut pas demander. Dis, tout de même, aurais-je droit à des souvenirs de toi ?

Dimanche 9 août 2009 à 0:37

Des dessins d'enfants sur les tables. Des dessins à la craie. Des couleurs vives, et qui ne s'efface pas. Alors que l'on se pose nos verres, nos coudes dessus, que l'on écrit, que l'on travaille, que l'on s'amuse, que l'on vit... J'aimerais avoir pour toujours ces dessins en fond, en fond de verre mais surtout en fond de vie.

Envoyez-moi des dessins et des couleurs, que je puisse m'inventer une nouvelle frise.

Vendredi 7 août 2009 à 22:52

Je suis inscrite dans cette fichue grande école, j'ai un appartement, un contact sérieux pour un petit boulot, des pistes pour revoir Anne, Adeline m'aiderait à déménager. D'ailleurs, si vous êtes sur Paris pas cette semaine mais celle d'après, la famille (moi inclue), recherche des bras, et des jambes : 5ème étage sans ascenseur.

Je sais où j'écrirai à Paris.

Un ami a le coeur, brisé, et a essayé de se briser du même coup.
Dans les dossiers de mon portable traîne un "je t'aime" inutilisable.

Mercredi 5 août 2009 à 1:14

Puisqu'on se lasse de tout, pourquoi nous entrelaçons-nous ?


Noir Désir.
Paris.
Mon reste. Mademoiselle avance.

Mardi 4 août 2009 à 23:42

Et Adeline éclate de rire. Il est beau le rire d'Adeline, parce qu'il jaillit, comme ça, quand on ne s'y attend pas. Spontané. Sans calcul. C'est après coup que moi je calcule, parce que je sais ce qu'il veut dire, ce rire. Je le connais bien, à moitié nerveux. Et ses yeux qui deviennent humides dans la seconde. Alors je lui demande pourquoi, alors que je sais. Mais pour l'entendre dire. Je souris. De faire ça, encore une fois. Par pur réflexe. Je savoure en fait. En plus, elle a raison. La situation est à mourir de rire. Ironie du sort, quand tu nous tiens. Elle en arrive à me faire me demander si j'ai vraiment envie de partir. D'abandonner ici ce qui aurait pu être un Beau Départ, simplement pour prendre le Grand Départ, celui que je crois attendre de puis longtemps. Se souvenir d'un autre éclat de rire, un magazine à la con dans une cuisine, 3ème du nom. "Le premier chagrin d'amour." Ah, le premier chagrin d'amour. C'est cela. Quand je vous dis que le cynisme est le cadeau que la vie fait à ceux qui la traverse les yeux ouverts. Le violon et le piano. La basse et la guitare. La Même que Moi Mais en Mieux, qui a résumé la situation, comme toujours, en quelques mots, forts, précis, sans appel. Justes, surtout. Nous sommes en plein dedans. Les vêtements d'homme qui traînent dans la chambre, sauf la chemise. La chemise qui attend encore un peu. Le grand. Le vécu. Le passé qui se conjugue au futur. S'il n'arrivait pas ? Je me nourris d'autres odeur. D'une autre odeur. Tanguer pour aller de l'avant. Ce souhait impossible que l'on a certains soirs ; celui de se réveiller le lendemain dans une vie qui ne serait pas la nôtre. Le paradoxe final. Accélérer en regardant en arrière, voilà peut-être la manière d'éviter le mur. Je débarquerai. Puisque c'est ainsi. Mais je ne veux pas abandonner pour autant. Je commence à me rendre compte non pas de tout ce que je vais quitter mais de tout ce que je vais perdre. Finir par avoir le coeur dans une batterie, à la Death Cab'. Ils le et la font battre. Si, tu sais, celle qui habite mes nuits. My New Favorite Nightmare. Si, tu sais. Celui qui s'éparpille en Capitale. Dans le Sud aussi. Dans tous les endroits où se trouvent mes Elles*. Je m'aperçois seulement que je ne pourrai jamais tout retrouver, je quitte mes deux Ailes*. Mes NouVelles. Mon Lui. Mes Lui. Lui. Je n'ai pas assez d'élastiques, je n'ai pas assez de rubans. J'ai chaussé les demi-pointes, j'écoute du Noir Désir, je relis Antigone. C'est dire si ça va. Mon Coeur Paradoxe. Éparpillé en Capitale. Paris pour retrouver de quoi les aimer plus. Je voudrais faire de la place. M'étouffer un peu moins.


J'ai essayé de vous mélanger en mots, mes Amours. Il est tellement impossible autrement.

"Si tu cherches un abri inaccessible."


Pourtant, il leur irait à tous, j'suis sûre, le rire d'Adeline.

Dimanche 2 août 2009 à 12:26

Un jour, je ferai quelque chose de plus original.

"Ah si, tout de même : le jeune homme qui disait m'aimer il y a un an et trois jours, six mois, et encore plus récemment deux semaines, fête aujourd'hui le premier anniversaire de son couple. Ca me fait doucement rire. J'adore ce type, son frère, sa soeur et sa copine. Ca n'est même pas ironique. En plus, j'suis invitée. Peut-être serais-je demoiselle d'honneur au mariage ! Vraiment, personnellement je m'en fous. Le problème c'est Jiska. Je lui dis quoi moi quand elle me sort "ahahaha, when I think that in summer 2007 Martin wanted to go out with you !" ? Tu vois ma Clarisse, même s'il est soutenable que quelqu'un puisse aimer deux personnes à la fois, j'suis persuadée qu'il faut qu'au moins une s'en foute et ne soit qu'une amie (le quelqu'un étant assurément un homme !). C'est pas toujours la place qu'on aimerait avoir, mais je te promets qu'elle est bien aussi."

Dimanche 2 août 2009 à 12:14

Pour une fois que je trouve quelqu'un qui se retourne aussi quand nous nous quittons, pour un dernier geste, pour un dernier regard. Il a fallu que cela soit lui. La dernière fois ça avait déjà très mal fini. Alors certes, il y a moins de gens, certes, c'est la vie réelle, certes, il n'y a pas de métro. Mais nous sommes déjà beaucoup plus loin et je n'en peux plus des mauvais pressentiments, des envies que je dois oublier, et, surtout, des cauchemars.

Jeudi 30 juillet 2009 à 10:32

Que va-t-elle faire ?

La réponse est comprise dans la question. S'il y a une interrogation c'est parce qu'elle va agir. Le problème est de savoir comment. Facile, finalement, elle va tout simplement enfiler son masque. Celui qu'elle avait rangé dans une boite il y a de cela quelques semaines en pensant ne plus jamais avoir à l'en sortir. Mauvais jugement. Pour ne pas être tentée elle aurait dû s'en débarrasser pour de bon : le feu au fond du jardin. Elle se prépare actuellement à retourner dans sa malice et ses calculs, était-ce utopique de se croire capable de s'en défaire ? Nous ne le saurons pas. Trop de symboles. Trop de motifs que nous ne sommes pas en mesure de comprendre. Elle nous laisse une place, dans un coin, pour observer. Ca n'est déjà pas si mal. Plutôt que de la subir. Elle a déjà noué le ruban autour de son cou, comme une corde au leur.

Mardi 28 juillet 2009 à 19:11

- Dis, pourquoi les gens ne comprennent pas que, parfois, aimer, c'est justement ridicule ?
- Tais-toi. Chut.
- Pourquoi.
- Parce que sinon je te fais taire. Nous n'existons pas.
- Ose.
- Tu m'énerves, Impérative.
- Ou pas.



http://lagrandemymy.cowblog.fr/images/PICT0590.jpg

Lundi 27 juillet 2009 à 19:04

Nous n'avons pas le temps d'aller doucement. Démarrer au quart de tour, quittes à griller des étapes ; nous avons bien assez joué. Ne plus perdre seule seconde de nos vies, simplement précieuses parce qu'elles existent. Vivre un moment à deux, mais pour toi, trois. Garder en tête que tout peut s'arrêter d'un instant à l'autre. Ne pas se gaspiller dans de futiles discussions sur les sentiments. Nous décidons de et nous savons nous aimer , sans concertation : nous le faisons.

 
Je m'arrête sur mes 17 ans alors qu'il n'a pas vécu et que tu commences à ralentir.
Après 16 ans d'ignorance, finir inextricablement liés.
 

Dimanche 26 juillet 2009 à 21:53

Je me réveille au milieu de la nuit. C'est plutôt une matinée pour le coup, nos horaires n'étant pas vraiment conventionnels. Je suis réveillée et la chambre est encore plongée dans le noir, artificiellement. Là n'est pas l'important. Ce qui compte, vraiment, c'est qu'il y a une raison. Je me sens observée. Sensation étrange. Pas forcément agréable. Les yeux toujours fermés, je me souviens de la situation dans laquelle je me trouve. Et je souris, je souris au noir, à mes paupières que je garde fermement closes, je souris à la nuit, au jour, à cet instant, à cet endroit. A cette personne, qui me regarde. Que j'ai regardée auparavant. Sans même oser me demander si elle aussi avait posé ou poserait ce regard sur moi. Rester dans le silence. Rester dans la pénombre. Sourire aux ténèbres, à la fatigue et à la sensation de pesanteur. S'enfouir. Dans ses bras.

Jeudi 23 juillet 2009 à 12:49

Tellement de choses à dire et tellement peu de temps. Une phrase qui me revient sans cesse en tête : la famille d'abord et le meilleur pour la fin. L'entrée de Science Po sur des Saints Pères, la galère pour les appartements, et le sommeil troublé par des rêves qui ne devraient pas trouver leur place dans mon esprit. J'y retourne.

Et une fois revenue chez moi, je commande mon mac. Ce qui me permettra d'avoir internet sur Paris. Enfin. Il me reste 2 minutes de connexion. Alors ne soyez pas trop sages.

Lundi 20 juillet 2009 à 14:30

Il y a des nuits trop belles pour que le réveil soit facile. La guitare, la boisson, la musique et les mots en tête. Comme d'habitude ? Je suis accroc aux odeurs. Je les aspire plus que je ne les inspire. C'est toujours la même histoire, le même rituel. Jusqu'à ce que leur odeur s'évanouisse. On ne peut se souvenir exactement d'une odeur. On ne peut pas la faire revenir quand elle est absente. Mais on la garde, en soi. On la reconnait. Dans une salle de musique, dans un métro... Partout ailleurs. Nous étions là. Et là seule envie qu'il me reste, la seule chose qui reste à accomplir, c'est d'y revenir. Au moins un instant. Jouer pour décider des règles.
 

Vendredi 17 juillet 2009 à 0:13

Un papillon de jour. Blanc. Perdu dans cette nuit que je trouve probablement trop belle. Se perd en essayant de rejoindre la lumière de la pièce. Il y a une vitre mon petit ; ce que l'on te promet tu ne peux l'atteindre. Tu n'es pas loin pourtant. Suivre le piano et la guitare. J'ai fini par atteindre moi, enfin. Un objectif fixé depuis si longtemps qu'il n'en était finalement plus un. Je ne veux plus Paris. Je l'ai.


Je nous avait promis sept années, il n'en reste plus que trois. Et elles me paraissent accélérer le temps à une vitesse incroyable.
Ca n'est pas une redondance.

Réduire les distances.

Jeudi 16 juillet 2009 à 22:45

Ceci n'est pas un fake. J'ai juste fait un collage rapide sur photophiltre pour vous mettre toutes les infos d'un coup. Et je pleure. Encore. =)

http://lagrandemymy.cowblog.fr/images/Sciencepo.jpg
 

Mercredi 15 juillet 2009 à 23:01

Au cinéma, Harry Potter en VOSTF. Déjà débarquement de jeunes venus d'un forum RPG... Pensée émue pour toute la clique d'Aloho. Je ne les oublie pas et c'est peut-être bien un problème. Mr. Benley notamment. J'ai passé une demi-heure dans la voiture au retour de Paris, pour retrouver ton nom d'usage. Il y a des gens comme ça qui vous marquent. Sans oublier Vané, et mon analyse comme quoi Nagini devait abriter le fragment d'une âme ensorcelée. Le concept était bon, mine de rien. Deux filles à côtés de moi : des espagnoles en vacances à Lille (on se demande pourquoi) et qui viennent regarder un film en anglais sous-titré français. Je ne tente même pas de vous retranscrire un bout de la conversation en fragnolglish.
L'une d'elle avait exactement cette montre :

http://www.parlonspourneriendire.fr/images/timexred0-copie-1.jpg

Esther, tu n'es jamais très loin. Mais Lucja encore moins, puisqu'il y a avait son portrait craché dans la salle, elle poussait le vice jusqu'à avoir la même coupe de cheveux et le même genre de tenue.


Tout ça pour dire que le prochain qui me balance que je me fous de cowblog et de ce blog...

Je le bute.


NB : j'en suis bientôt à mon 3000ème article et à ma 4ème année ; c'est pas maintenant que je vais me laisser emmerder. A bon entendeur.

Mardi 14 juillet 2009 à 0:09

As-tu pensé à toutes celles qui t'ont suivi ? A toutes les filles de l'ombre ? Y as-tu pensé dans tes jolies histoires ? As-tu pensé à la fille qui t'attend, paumée dans le métro, puis qui te voit partir, sachant mais n'acceptant pas ? As-tu pensé à la fille qui fume sa clope sur le balcon ? Et à celle qui reste songeuse dans une pièce, après que vous ayez parlé à l'intérieur ? Celle qui admire les nuits rouges ? Celle qui passe des nuits blanches ? Celle qui reste derrière toi, à veiller, sans jamais dire un mot, sans jamais demander un merci ?
Mon singulier pluriel.
Finalement, as-tu pensé à moi ?

Dimanche 12 juillet 2009 à 17:06

Question à la con, réponse inaudible : bien sûr que oui.
Même celles que toi tu auras oubliées.
Et du coup : et puis Zut.

<< Page précédente | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | Page suivante >>

Créer un podcast