Mercredi 21 mai 2008 à 14:11

Des maths. De l'économie. De l'espagnol. De l'anglais. De la science politique. Du ménage. Du rangement. Chanter. Commander un billet de train. Empaqueter. Aller à Lille. Lui faire une surprise. Répéter. Préparer un enchaînement. Faire du sport. Faire un collage. Trouver et racheter des bolas. Mais tu vas sourire oui ???

Mardi 20 mai 2008 à 23:54

... que cette phrase est la plus longue de cowblog. Ça pourrait pas rentrer en prix d'honneur pour les cowbloglympiades ?

"Mon univers était devenu une photo noir et blanc dans laquelle je me baladais à la recherche de ces petites touches peintes qui créent des envies  de marcher dans la neige, d'arriver une demi-heure à l'avance un matin blanc pour être seule  avec un appareil photo au milieu d'une cour que je connaissais silencieuse pour la première fois, une envie aussi de dessiner mes expressions, de marcher vite sous la pluie, en faisant claquer mes talons pour accompagner le bruit des gouttes, une envie de foutre un bordel monstre dans une chambre qui n'est pourtant jamais rangée, une envie de décoller les posters, de les changer, de découper, de choisir, de placer, une envie de chanter, de jouer de la guitare, d'écrire et d'écrire, sur les 200 pages, envie d'avoir froid pour ensuite avoir chaud, ou l'inverse j'ai oublié l'ordre en route, envie de filmer les gens bouger, de tourner sur moi-même, de plus en plus vite, jusqu'à tomber, tomber dans un grand "SBAM", comme elle, tomber sans avoir mal, avec le visage fendu en deux par un plaisir non dissimulé, envie de courir dans une galerie pleine de couleurs et de lumières, pour passer dans un métro gris, ou rose ou jaune, qu'importe, un métro, mieux, une gare, un aéroport, jouer aux fléchettes sur le tableau des départs, décider et se fiche du reste, plus raisonnablement, rester à attendre un bus, toujours sous la pluie, avec les gouttes de tout à l'heure qui maintenant ruissellent sur mes joues, trempent mes cheveux et tombent pile dans l'espace entre mon col et mon cou, et puis elle coulent et elle coulent, sur ma nuque, dans mon dos, et puis c'est froid,  ça fait du bien pourtant, au cœur et à la tête, le corps lui en a un peu marre, il préfère cette envie de prendre 5 minutes, un matin où je sais que je vais être en retard, pour ne rien faire, pour respirer le parfum de ma chambre, sentir la chaleur de ma couette, me lever sans me presser, tirer le velux et voir le soleil se lever, pester contre les fils électriques chercher l'appareil photo et non pas perdre, mais gagner 3 minutes de bonne humeur en capturant un peu de ciel fantastique, lever la tête et "molto piu in alto delle nuvole", bien avant, écrire, sur ce maudit banc, avec cette température glaciale, ce vent et cette petite branche qui fait vivre l'allée par son voyage constant et vain, la place éclairée, ne pas vouloir partir ne pas vouloir se souvenir de l'invisible, avoir froid aux mains, chaud au cœur, des étoiles dans les yeux, ou l'inverse, parler pour ne rien dire et profiter de ce qu'on a.

Mardi 20 mai 2008 à 23:43

C'est réussir à vivre avec les manques qui me déchirent le coeur. C'est se mettre à sourire. Non plus par habitude et parce que ça leur fait plaisir. Plus pour les rassurer. Sourire. Pour moi. Mettre des reprises au bout de chaque partition. Enfin être entière et oublier ces secrets qui comblaient mal les vides. Ouvrir les vannes. Lâcher prise. Les voir et me rendre compte que je ne suis pas eux. Je n'ai jamais été quelqu'un d'autre que moi. Il aura fallu du temps pour que je le comprenne. Du temps et pas seulement. Il aura fallu ces autres eux. Ceux qui soulèvent le monde à coup de mots, de dessins et de notes. De ces gens qui le savent et veulent comprendre, sans s'immiscer. De ceux qui vous donnent envie de vous lever, jour après jour. Le temps passe vite. Ou pas. Et le savoir ou non n'est pas vraiment important. L'important c'est que ce temps passé l'est avec ces gens. Quand ils partent le temps s'arrête. Reste sur des sourires et des larmes. Plus de vide. Seules quelques ellipses temporelles restent. Deux. Romain. Ces autres. Les autres. Qui m'avaient fait oublier cela. J'ai passé trop de temps à les regarder. Beaucoup trop. Assez pour oublier d'être avec eux. Pas derrière. Ce qui est fait est fait. Ni remord ni regret. Ou presque. Trois peut-être. Peu importe.
Qui vivra verra. Et nous nous vivrons, vous verrez. Cette version là. Merci

Mardi 20 mai 2008 à 23:24

"Il parait, que je suis pas toute seule, alors faudrait que quelqu'un m'explique pourquoi mes soutiens deviennent mes poids. Il parait que je suis pas toute seule, pourquoi donc ai-je si froid le soir que mon coeur se fige, honte à moi ? Je suis pas toute seule. Comment, où ça, pourquoi, dites-moi, on a décidé cette histoire là ? En me levant, en me couchant, toujours cette impression bizarre, qui avait fuit dans un autrefois, alors que maintenant lorsqu'ils me voient, ils ne trouvent rien d'autre à dire que... "Elle a de la chance celle-là, de ne pas être seule." ça doit être moi, cette fille en demi-teinte éteinte qui voit toute seule ces choses... Pourtant elles ne s'inventent pas. Les rêves c'est d'la connerie, à peine arrivés nous sommes repartis, et voilà que plus tard on se demande  où sont passées ces images, ces mots, ces notes, ces odeurs, auxquelles nous voulions croire..."

Mardi 20 mai 2008 à 20:20

Le gros gilet noir. Fermer toutes les fenêtres. Avoir un frisson et la chair de poule. Juste avoir froid. Se remettre devant WordPad comme une habitude qui était attendue. Regarder en même temps Six Feet Under. La recherche de l'affection en anglais ça laisse des traces. La batterie du portable est complétement vidée. Je suis crevée. Je n'ai pas envie de faire le point. Du coup je me plains. Je m'énerve. Je me comprends. Je me perds. Bref, une fois de plus je suis un beau bordel. Et y'a pas grand chose pour m'aider. Est-ce que je veux seulement qu'on range ça ? A voir. Ras le bol aussi des doubles-sens. Que je refasse mon message. N'oublions pas un entretien. Du taff. Oui. Mais non. Comme une envie de casser des trucs.





Mardi 20 mai 2008 à 18:30

Éclater de rire en voyant la voiture arriver. Elle est là la bouffée d'oxygène tant attendue ? Peut-être bien. Lui dire de ne pas rester sur le seuil, cette fois-ci. Écouter de la bonne musique en faisant joujou sur les ordinateurs. Jouer  à se chercher et n'en plus pouvoir du cinéma de la dernière fois. En avoir mal aux côtes d'un rire qui n'est même plus forcé. Regarder un film et se dire qu'on a de la chance. Attendre l'un comme l'autre que tout cela se termine, pour de bon. L'entendre raconter ses déboires, lui raconter les miens, promettre un pique-nique sur les rails d'un TGV. Et puis se dire que non c'est pas bien de déranger les gens, et ce serait trop con de mourir écrasés juste pour manger un film entre amis. Manger un film. Bah voilà. Lapsus. Manger un sandwich donc.

Mardi 20 mai 2008 à 11:35



Je pourrais vous dire plein de choses. Mais j'ai décidé d'aller noyer mes mots sous la douche.

Lundi 19 mai 2008 à 23:11

Je me suis maquillée pour la première fois depuis.. Le 3 donc. En gris. Et j'irai me coucher sans me démaquiller. Sauf qu'il n'y aura personne pour me démaquiller en riant. Et ouais. On ne peut pas tout avoir. Pourquoi ne pas être juste contente de ce que j'ai donc ? Une famille unie, des résultats scolaires satisfaisants, un lycée génial, un lycée horrible, une forme physique optimale, et un avenir assuré (rayez les mentions inutiles...). Peut-être suis-je juste une grosse chieuse. Ouais. Y'a des risques. Je croise des étudiants de Lille 3 dans les fast-food, un ancien de nda, alors que je suis en talons, robe et collants noirs. Logique. Franchement logique. Demain je reste chez moi. Juste un tout petit peu de travail... Je remercie une fois de plus NDA. Le pire étant que c'est bien le cadet de mes soucis. Je m'en fous tellement que je me trompe dans mon emploi du temps, ce qui me fait louper une demie-heure d'histoire. Erreur de Jugement. Tout à fait. Y'en a eu beaucoup. C'est par où pour se battre ? Pierre ? Rémi ? Thomas ? Martin ? François ? Pff. Non. Même plus envie de me défouler ainsi. Y'a plus qu'à tenir d'ici le 5 juillet, ou avant donc. Et un an après. Après. Après. APRES. C'est pas moi qui le dit.

Lundi 19 mai 2008 à 22:45

Libérer ses jambes : en enlevant ses collants. Soulager son dos : en s'étirant. Youpi. Comment faut-il faire pour se libérer et se soulager entièrement ? De soi-même j'entends. Y'a des soirs comme ça, je pourrais tomber en dépression juste le temps de faire le chemin entre mon arrêt de bus et chez moi, à pieds, simplement. Heureusement à chaque fois il y a quelque chose. Un cri dans la rue qui m'appelle ou un sms qui fait bien plus que m'appeler ; m'interpelle, me touche et me redonnerai presque des ailes, pour peu. Ah oui, c'est vrai, j'ai failli oublier : je n'en ai jamais eu. Elle est peut-être là la différence fondamentale. Ajoutée au fait que moi quand je fais des conneries je ne suis pas jolie comme toujours, et que d'une manière ou d'une autre, il n'y aurait personne pour me le dire.

Lundi 19 mai 2008 à 22:09

[J'aime bien la page 57 de mon blog.]

Il y a avait tant de choses à dire. Tant de mots enfermés. Tellement qu'elle aurait pu s'en faire une vie. Tellement qu'ils débordaient de partout et avaient commencé à ronger le reste. La concordance des temps n'existe pas. Ils étaient désormais bien enfermés. Ils sont désormais bien enfermés. Dans une boîte rouge pleine à craquer. Tout autour du Scotch. Environ un rouleau et demi. En-dessous du lit et bientôt au grenier. Sauf que cette boîte ne sera pas descendue pour les braderies. Elle va rester là quelques temps, à prendre la poussière. Jusqu'au jour où elle l'aura oubliée. Et ensuite jusqu'à ce qu'elle s'en souvienne, à cause d'un détail bête. Quand je pourrais l'ouvrir sans plus rien ressentir. Alors je l'ouvrirai et je finirai. Ou elle ira à la poubelle. Si elle n'a pas déménagé d'ici là. Ce soir s'endormir sur cette boîte et sur les mots qu'elle contient. Les étouffer avec les oreillers. Il ne reste que ça à faire. Ça n'est plus une boîte à souvenirs. C'est un cercueil à souvenirs. Quand le temps viendra il faudra juste faire une dernière autopsie.


Dimanche 18 mai 2008 à 21:54

Et ces envies secondaires. D'hurler. D'aller à Paris. De lui demander s'il croit en la catharsis. De chanter. De faire du sport. De ne plus avoir mal au dos. D'écrire jusqu'à en avoir des crampes. De rire dans mon oreiller. De me réveiller le matin avec un sourire aux lèvres. D'aider les gens sans me descendre. De changer de forfait de portable. De ne plus être jalouse. De ne plus regretter. De voir leur film. De les rencontrer. De me faire comprendre. De retrouver celui que j'ai perdu. De regarder des films à la con. De boire, fumer et jouer aux geeks en même temps. De revenir auprès des oiseaux de nuits. De crier. D'aller ailleurs.

Dimanche 18 mai 2008 à 20:33



Ah ouais. Je remonte le moral. Ça s'invente pas.

Dimanche 18 mai 2008 à 19:14

Vraiment, excusez-moi du peu mais ; "les fugueurs du TGV" majoritairement des filles (on se demande pourquoi), la moyenne d'âge est de quinze ans, la destination de prédilection Marseille. Presque une Envie Compulsive tiens. A peu de choses près j'avais tout bon.

Dimanche 18 mai 2008 à 18:48

Elle sentait que ses sens lui faisaient peu à peu défaut. Bientôt elle se retrouverait comme portée à nue devant cet homme dont elle ne savait, au final, pas grand chose. D'ordinaire elle détestait ce sentiment de vulnérabilité, il lui était autant insupportable qu'il était pour les autres inconçevable à son propos. En effet, comme briser une carapace comme la sienne ? Comment faire paraître fragile celle qui les mettait tous à terre ? D'aucune manière. A croire qu'il n'était pas les autres, et que l'ordinaire ne valait plus grand chose en ces temps aux sentiments troublés. Et cette croyance était bien plus proche de la vérité qu'elle ne l'aurait voulue. En son âme et conscience elle savait, elle sentait son coeur chavirer, elle pouvait prévoir que bientôt il ne lui appartiendrait plus. Cette voie, sa voie, semblait sans issue."Chaque victime devient un jour bourreau" et c'est alors que le bien peut lui paraître le mal parce qu'elle n' aurait pas pensé auparavant que ce qu'elle semait avec tant de cynisme, d'arrogance et de mépris puisse être un jour bénéfique. Au lieu de voir l'amour elle voyait la haine et la faiblesse, et, loin de comprendre qu'il fallait se laisser vaincre, elle s'acharnait de plus belle, se raidissant et jouant l'indifférence. Les signes, pourtant, ne trompaient pas, et elle-même ne pourrait s'ignorer longtemps encore. On lui offrait des ailes et elle ne pouvait les considérer autrement que comme un poid supplémentaire. C'est ainsi qu'elle coula.


J'allais dire. Si août 2008 ne portait pas tant de promesses, j'aimerais retourner en août 2007. Et puis j'ai relu. "En même temps, août 2007 peut pas être pire que août 2008... Ça ça reste à voir." Je propose de supprimer le mois d'août ?

Dimanche 18 mai 2008 à 18:23

- J'ai un problème.

- Quoi ?

- Je suis en train de tomber amoureuse de toi.

- En quoi c'est un problème ? Alors que je ne suis plus là ?

- Parce que je n'ai jamais cessé de l'être.

- Effectivement. Ça c'est embêtant.

- Tu mens encore ?

- Et toi ?

- Je vois.

- Tu as de la chance.

- Nous sommes aveugles.

- C'est pour ça que nous pouvons tenir le coup ici.

Dimanche 18 mai 2008 à 16:21

Tu ne crois pas si bien dire.
Clope au bec il regarde droit devant lui, rien d'autre que la rue.

Subir le présent.

Il est midi. Nous sommes en France. Et oui. Ça a fini par arriver. Quand je dis qu'il est midi c'est plutôt le matin en fait. Il vient de se réveiller. Trois semaines aujourd'hui que la fête officieuse s'est terminée. Le retour fut long. Elle n'est toujours pas tout à fait revenue en fait. Lui encore moins. Son voyage était plus court. Une proposition, celle de repartir. Tous deux aimeraient qu'elle soit faite. Aucun des deux ne la fera, probablement. Ils sont ainsi. Pas près de se retrouver ensemble en voiture. Ça ne lui sera jamais arrivé en tant qu'enfant, pas avec lui. Elle est devenue quelqu'un d'autre. Encore. Pas de boisson, pas d'ivresse. Une gueule de bois sans alcool. Juste le goût de la cigarette en bouche et la nicotine dans le sang. Il fait froid. Bizarre. Midi, surtout au beau milieu du mois de mai, ça devrait être autre chose. Surtout là-bas. Mais non. Pas là.

[Suite de ce texte, écrit en franco-anglais. Ça n'est pas du tout ce qui était prévu au départ. Nous y reviendrons peut-être.]

En écoutant les deux nouvelles chansons de Not Defined. Parce qu'avant même qu'on ait écrit, il compose, joue et chante les chansons appropriées.

Dimanche 18 mai 2008 à 15:21

Mes erreurs me BOUFFENT.

Samedi 17 mai 2008 à 18:33

A croire qu'en fait, il reste tout. Parce que bon. Voilà. Elles n'ont qu'un point en commun. Et il suffit pour faire d'elles, une seule Elle, finalement. C'est inquiétant d'une certaine manière. Comme si après lui l'identité s'efface peu à peu. Dès que l'on veut la même chose. Cette simple chose. Mais qui aura fait plus de mal que tout le reste.

Vendredi 16 mai 2008 à 18:39

Je suis peut-être bien en marge. Je vais à la médiathèque seule. Ecouter du Tryad en lisant Courrier International, puis Mlle. On me donne une invitation pour un concert de rock. J'emprunte La leçon de Ionesco et surtout La Mouette de Tchekov. Je lis seule sur les marches en attendant le bus. Je dis bonjour au frère aîné comme au cadet. J'ai cartonné sans savoir comment à l'anthologie de la poésie, vous savez, sur l'absence. Ça s'invente pas. J'envoie des sms en marchant. Le sac est trop lourd. J'avale les bouquins à une vitesse record. Pourtant je suis capable de citer des passages entiers. Rien d'inquiétant. Pas de quoi régresser. Je peux vivre de pain sec et d'eau. Les absents ont toujours tort. Avoir tort à ses yeux mais raison à ceux du monde, le pire, c'est l'inverse.

Je suis associale. Je suis bien dans ma peau ; je reste chez moi Mardi.
Les comportements me donnent juste envie de m'éloigner.
Ils m'endorment.
La dernière fois que j'ai lu "I hate people" on m'a embrassée. Alors...

Je suis extravertie.
J'envoie chier les gens et je souris à ceux que je connais peu.
Je garde une feuille qu'on m'a offerte et parle avec pas mal de personnes.
Mon portable est archi-rempli.

Je m'éclate quoi.

Jeudi 15 mai 2008 à 22:36




Ok, tout le monde ou presque connaît.
C'est pas pour ça qu'on va s'en priver...

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