Samedi 12 avril 2008 à 9:04

Il va être 9h. Déjà, je vois neuf heures. C'est pas normal. Je suis en vacances et j'avais tout le loisir de dormir ce matin. Je ne me suis pas couchée trop tard, un peu plus de minuit, mais je n'ai pas fermé l'oeil avant 2h30. Et ce matin j'étais levée à huit heures. Je vous préviens, c'est important parce qu'il va bientôt neiger : le ciel était bleu, moi en forme et j'ai petit-déjeuné équilibré. Oui oui, il neige et on attend prochainement une éclipse totale. Donc bon. Que font les gens habituellement le matin ? J'ai rêvé de mon père. Mais surtout de Noémie et Sébastien. Je sais pour quoi. Sauf que c'est toujours bizarre. J'aimerais bien les revoir, juste comme ça. Pour se dire que c'était ça mon enfance ? J'sais pas. J'ai bu un thé, mangé un yaourt et j'ai éclaté de rire dans ma cuisine. C'est à se demander s'il n'y a pas quelques orages à prévoir, en plus de la neige. Si si.

Vendredi 11 avril 2008 à 14:19


Ca doit être être un vendredi tranquille. Parce que genre. Cette fille là. Genre. Elle va parler anglais avec un cycliste britannique qui a fait une chute devant chez elle en préparant le Paris-Roubaix. Son meilleur ami est reparti sans qu'elle l'accompagne à la gare. Elle a appris qu'avant de falsifier un document il fallait nettoyer correctement son scanner. Elle a une chienne qui n'arrête pas de se barrer dans la rue. Elle a rigolé ce matin, toute seule, en s'habillant parce qu'elle a pris un t-shirt, noir. Elle a arrêté de parler lors de l'anniversaire de sa marraine, et au milieu de sa famille elle est restée sans rien dire un petit moment, le temps d'écouter Mistral Gagnant qui passait en fond musical. Genre. Elle va peut-être prendre son vélo et son appareil photo. Aller jusqu'à la boulangerie, éventuellement. Retourner près du feu de camp installé au fond de son jardin avec des pavés. Prendre son couteau-suisse et continuer d'affiner un bâton. Il ne sera jamais aussi bien qu'un autre qu'elle a déjà fait mais elle le fera quand même : ça la calme. Et du côté de chez elle il fait plutôt beau. Alors elle va se changer parce qu'un jean c'est bien, mais pour se mettre en tailleur c'est pas ce qu'il y a de mieux. Elle va attendre ce soir. Comme elle attend le reste. Genre. Elle cherche à appeler sa mère pour retrouver le numéro du dirigeant de la troupe de théâtre. Elle a froid aux mains. Et non pas mal. Quoique. Quand elle fait #123# plus la touche "appel" sur son portable on lui dit que : "Au 11/04 a 14:17 Solde forfait:epuise Renouvele 13/04 Solde compte mobile : 0.05EUR Appuyez sur repondre, tapez 1 et envoyez 1:Menu". C'est un problème. Pas de taper 1, le reste. D'ailleurs il va falloir qu'elle se bouge pour aller en ville. Mais avant cela, elle va faire ce qu'elle a écrit. Parce qu'elle n'a pas vraiment le choix.

Jeudi 10 avril 2008 à 22:22


" Et madame, il est comment votre amoureux ? Non ! Laissez moi deviner. Tu vois Julie, cette jolie fille là elle a quelqu'un, ça se voit. Il est grand. Gentil. Intelligent bien sûr. Super gentleman sûrement. En plus il a une voiture ! Si Julie, il a une voiture tu vas voir. Il est brun. Il a pas des yeux foncés. Il a les yeux bleus. Si. Bleu. Les vôtres sont marron mais étranges. Ils n'ont pas de couleur. Lui il a de beaux yeux. Si."

Ah bah maintenant Monsieur en fait, on va plus être d'accord. J'aimerais vous recroiser, n'empêche. Histoire de savoir comment vous avez fait. Pour donner ça. Et pire que tout ; pour m'y faire croire. Fallait une sacrée dose de culot. En attendant je me suis reperdue. Je me suis ressemblée et puis je me suis encore oubliée en chemin. C'est bête, hein ? Et ça arrive souvent. J'ai oublié de dire non, j'ai oublié de passer à côté de plein de choses. J'ai fait plus que ce que l'on attendait de moi, pour ne pas perdre, pour faire plaisir. J'aurais sûrement mieux fait de me taire. De faire taire mes doigts et mon feutre. C'est pas moi qui le dit, c'est le destin qui avait tenté de me prévenir. M'enfin. Je préfère m'en tenir aux cartes. Au moins il y a de jolies couleurs, et de jolis dessins.

Samedi 5 avril 2008 à 20:20



"Tu parles, ça existe pas les miracles, je te rappelle. Ou je suis passé à côté. Parce que je me sens con là. Sans... Voilà."

J'y suis arrivée. A écrire pour lui. Maintenant donc c'est la fin. Et j'ai plus qu'à écrire. Puisque j'y arrive. La chieuse, perfectionniste, compétitrice mais flemmarde à la fois, cette chieuse donc, moi, j'aurais préféré ne jamais y arriver. Ne pas réussir à faire quelque chose. Alors que la possibilité de le faire me tombe du ciel. Tout arrive. Mais merde alors.

Samedi 5 avril 2008 à 0:19

Avec une liste, ce serait sûrement mieux. Et puis, lire ça empêche de dire des conneries. D'autres choses peuvent empêcher également. Sauf que je fais avec les moyens du bord. Ils sont assez limités. Sans faute. Impossible de la laisser sortir, cette vérité. Trop tard. Maintenant c'est fermé. Retour à la case départ. Try again.



Haïr la jambe gauche.





Vendredi 4 avril 2008 à 19:51

Je la trouve superbe cette expression pour "la tête dans les étoiles". Pourtant je suis incapable d'en faire quelque chose. Voilà. Je le reconnais. C'est écrit. Noir sur blanc. Ou blanc sur noir. Ou encore noir sur bleu. Bref. C'est écrit hein, on ne va pas chipoter maintenant, pas entre nous. Je dors beaucoup ces temps-ci, ce qui ne m'empêche pas de vivre encore, et de vivre bien. Sortir pour aller chercher un sac, dans une voiture, et voir une étoile filante traverser Orion. Ça n'est pas la saison des étoiles filantes. Anomalie ? Trouble de la vision ? Peut-être. Ce qui est génial quand on ferme les yeux c'est qu'on ne voit plus les autres. Ou enfin, si, mais on les voit sur commande. Pour ma part je vois ceux qui me font tenir le jour, et ceux que je n'ai jamais vu et qui me font tenir pour le jour suivant. Je les vois, c'est là l'important. Dès que je ferme les yeux elle y est ma tête, dans les étoiles. Y'a juste le corps qui peine encore un peu à sauter aussi haut.

Jeudi 3 avril 2008 à 21:41

" A perfect mix between Oasis, Coldplay and Radiohead."



Je dois me désamouracher de la voix de ce jeune homme... Ou pas.

[Chanteur-pianiste-harmonica, Bassiste, Batteur et Guitariste]

Jeudi 3 avril 2008 à 21:21

Se lever tôt. Peut-être même trop tôt. Et alors ? Ça dérange qui ? J'ai la réponse : personne ! Alors oui, allons-y. Tôt le matin, totalement dépareillée, avec des superbes chansons en tête, et un sourire sur les lèvres qui n'aurait rien à faire là si j'avais des connexions logiques, logiques, justement. Zooris de judo, large pantalon de toile grise, débardeur noir, sous un gros gilet noir, lui même en-dessous d'une épaisse robe de chambre rose... Salut les voisins ! Oui je vais très bien ! Excusez- moi j'ai une corbeille à papiers à vider. C'est assez fun de sortir à cette heure-ci, vous ne trouvez pas ? Moi si. Il ne fait pas aussi froid qu'on pourrait le croire. Quoique. Non. Ne pas retourner dans mon lit. Bande de petits joueurs. C'est la ducasse au village. J'en profite, tant que ce sont mes chansons que j'ai en tête. Merci. Bonne journée à vous aussi. Bon. La voisine dormait encore, au chaud dans sa chambre, ses volets baissés, mais franchement, qu'est ce que ça change ?

[Et écouter de la vraie bonne musique, souriante, chez une mémé pas comme les autres !]

Mardi 1er avril 2008 à 15:02

"C'est le matin, c'est toujours difficile."
Il y a tout de même des matins plus durs que d'autres. Bizarrement. Ca étonne tout le monde là. Remonter le col du pull et s'endormir à l'intérieur. On a pas idée de porter des couleurs aussi vives. Orange. Non mais vraiment. Lutter pour garder les yeux ouverts. Faire craquer mon dos. Avoir des fourmis dans les jambes. Crayonner, stabiloter. Et puis compter. Le noir défoncé, la protection se barre peu à peu. M'endormir sur l'épaule de Jonathan. Non ? Ca se fait pas ?! Trop tard. Je ronfle.

Lundi 31 mars 2008 à 20:32

J'ai envie de me battre contre lui. Parce que contre lui c'est sain, c'est simple, ça fait mal mais c'est normal et voulu. Une blessure est une blessure, un bleu est un bleu, du sang est du sang. Ni plus ni moins. Alors je me mets à courir. Courir jusqu'à en tomber à la renverse. Courir comme s'il était avec moi. Parce que lorsque je cours avec lui on ne s'arrête pas. Nous sommes trop fiers pour que l'un de nous accepte de "faiblir" le premier. Têtus ? Si peu. S'entêter fait parfois du bien. Tellement de bien. Ca n'est pas compliqué. Ça fait mal, encore et toujours, parce que ça tire dans les jambes. Se défouler en se battant comme des fous. S'abîmer mais pas trop, juste assez pour ne pas avoir envie de s'abîmer par ailleurs. Oui. C'est ainsi que nous avons toujours fonctionné. Que cela soit au bâton ou à mains nues. Les coups de pieds, valser dans l'herbe, été comme hiver. Faire trembler les tapis. Défoncer les murs. Déchirer les tenues de combat, se démolir les bras. Ça va être sympa.

Avant de t'installer dans le sud pour tes entraînements, avant de partir cet été, tu reviens chez toi, dans le Nord. Et je te préviens, Franz, ça va être violent.

Dimanche 30 mars 2008 à 17:47

En farfouillant dans mon bureau (ou dans ce qui est censé me servir de bureau), je retombe sur la version manuscrite de cet article. Et Oui. Je n'ai vu que le mot cerne. Je ne me souvenais d'ailleurs plus très bien de l'article. Mais avant même d'avoir relu la fin, j'ai éclaté de rire. Parce qu'elles valaient vraiment le coup ces foutues cernes. Surtout, elles le valent encore.

Alors maintenant, François qui revient, au moins pour une semaine, et un peu de soleil pour faire comme l'an dernier, tous affalés dans l'herbe à midi au mois d'avril, en t-shirt et maillots courts... Ajoutez moi ça et c'est le pied.


Samedi 29 mars 2008 à 17:55

Y'a des jours où il faudrait pouvoir arrêter la musique. Si. Je vous jure. Il faudrait pouvoir l'arrêter. Parce qu'elle reste dans le coeur, dans la tête. Et vlang. Tu ne peux pas t'en débarrasser comme ça, comme si c'était facile. Alors t'as froid. Alors t'as des frissons. Alors t'as mal. Mais il y a toujours cette foutue musique derrière. Histoire de ne jamais te laisser seul. Même dans les pires moments y'a une musique, dans ces moments où les larmes sont trop fortes et t'emportent, même quand t'es recroquevillé dans ton lit, que tu en as mal au ventre, que tu souffres comme une bête agonisante qui ne parvient pas à trouver un dernier sommeil. Je ne sais pas si les bêtes ont cette musique. Toi oui. "Elle me tue et me fait vivre en même temps." Ca doit être ça.

Vendredi 28 mars 2008 à 20:10

Songer à parler à ma mère, à mon père, à mon beau-père. Prévoir cet été. Parce que moins de cent jours. Aller faire un baby-sitting demain. Ne pas parler ce soir. Ne pas avoir énormément de chance de se parler demain. Culpabiliser un peu et culpabiliser de culpabiliser et de culpabiliser pour ça. Je n'avais jamais autant employé ce mot que ces derniers temps. Et pourtant. Aller rechercher du crédit demain. Bosser un peu, peut-être. Parce que ça va me changer les idées. Avoir mal dans les jambes et m'en réjouir. Non, je ne suis pas normale comme fille. Aucune fille n'est normale. Alors. Bon. M'être éclatée en géographie avec Jonathan. Vous scanner la feuille demain. Enfin recopier tous les articles qui se perdent et s'abîment dans le fond de mon sac. Boire et encore boire. Des litres d'eau. Avoir fini tous les livres. Commencer l'inventaire de ma bibliothèque. Avoir bu un chocolat chaud avec Hélène et Caroline. Avoir lu le commentaire de Mathilde. Et son article. L'en remercier. Au moins je vais avoir du temps pour mon dossier de sciences po ce week-end. Féliciter Martjin parce qu'une des chansons va passer à la radio. Sourire et rappeler François. Continuer avec les verbes posés ainsi, comme ça. C'est tellement simple. Avoir fait un énorme lapsus. Avoir perdu pied en anglais. Avoir fait la gueule. M'être marrée, toujours en géo avec Jon parce que "Sète ! Et Montpellier ! Oh ! Ils ont un quartier Antigone !". Le faire rire quand il voit des morceaux de sms. Ne pas encore filmer la chambre. Boire. Dire merci à ceux qui me lisent. Et le reste./

Jeudi 27 mars 2008 à 20:06

Et je ne peux imaginer ta voix autrement que sur des notes. Même quand je te reconnais dans des éclats qui ne sont pas les tiens. Tu as beau dire que tu arrêteras, je n'arrive pas à te croire. Depuis le temps que tu es là. Si tu pars je ne le supporterai pas. Parce que nous fonctionnons à l'instinct. Et que c'est très bien comme ça. Nous ne serions pas nous autrement. Ce serait tout gâcher. De ne pas être nous. C'est vrai quoi. Bref. Chut. Souviens-toi. J'aurais pu te dire les mots que tu voulais entendre. Si j'en avais eu la force. Un regret qui aujourd'hui m'indiffère. Je ne te dirai jamais "je t'aime". C'est très bien comme ça.




Mercredi 26 mars 2008 à 21:52

Alors c'est comme ça que passait le temps ? Avant ? Désolée, j'avais oublié. J'ai oublié beaucoup de choses depuis. Tant mieux ou tant pis. Beaucoup de mots traînent encore sur des feuilles, attendant que je les tape. Écrits en cours de socio, ou de français. Pas dans le bus parce que mon  ipod n'avait plus de batterie. J'ai du mal à écrire dans le bus sans musique. Et pour une fois il y a effectivement un bruit de fond : l'eau qui coule dans l'évier et mes doigts sur le clavier. Il faut que j'aille leur parler. Ça n'est pas le bon moment. Ça ne sera jamais le bon moment. Alors. Demain. Demain fin des TPE. Demain presque-fin-de-la-semaine. Demain sourire. Demain avoir dormi. Le manque de sommeil rend désagréable parait-il. Songeuse du moins. S'il ne m'avait pas interpellée d'un grand cri, au alors que je marchais sur le trottoir, je pense que j'aurais vraiment eu le cafard. S'arrêter pour lui parler, à Clément. On est pas proche. Loin de là. Et pourtant il m'a sortie de pensées dont je peine à m'extraire. Sourire pour ces gens qui sont là sans vraiment l'être. A plus forte raison pour ceux qui le sont vraiment. Et que l'on veut garder près de soi. Margaux !

Lundi 24 mars 2008 à 21:49

M'en fous. Et je suis sûre que même avec Ton sourire que je ne serai(s) pas belle, il n'empêche que voilà. C'est un sourire quand même. Qui me donnait furieusement envie de danser.

[Chanson à héberger. Nia.]

You may tire of me as our December sun is setting
'Cause I'm not who I used to be
No longer easy on the eyes
These wrinkles masterfully disguise
The youthful boy below
who turned your way and saw
Something he was not looking for
Both a beginning and an end
But now he lives inside someone he does not recognize
When he catches his reflection on accident

On the back of a motor bike
With your arms outstretched trying to take flight
Leaving everything behind
But even at our swiftest speed
We couldn't break from the concrete
In the city where we still reside
And I have learned
That even landlocked lovers yearn
For the sea like navy men
'Cause now we say goodnight
From our own separate sides
Like brothers on a hotel bed [x4]

You may tire of me as our december sun is setting
'Cause I'm not who I used to be

Lundi 24 mars 2008 à 11:50

Être à l'ordinateur et au téléphone en même temps. Se souvenir du ciel bleu qu'il y avait ce matin à mon réveil et regarder ce ciel blanc d'où tombe la neige. Le laisser s'endormir au téléphone et écouter sa respiration. Nous sommes d'accord. C'est affreusement niais. Oui, mais quand il y a autant de kilomètres entre vous, je vous jure qu'il n'y a pas de petite joie. Vouloir mettre le haut-parleur et raccrocher. Faut que je me renseigne sur ce haut-parleur. Ça devient urgent. A travers la fenêtre du bureau admirer la chute des derniers flocons. Nous sommes au mois de mars. Et aussitôt que j'ai dit ça les flocons retombent de plus belle avec le vent, ce si beau vent. J'aime quand le temps est autant en adéquation avec mon état d'esprit. Ou c'est que j'ai des états d'esprit qui se règlent sur le temps. Mais tout de même. Rester au chaud.

Dimanche 23 mars 2008 à 17:29

Écouter Artiste de Lonah, écouter Lonah tout court, "rien qu'une danse", c'est faire revivre tous les souvenirs. La thérapie de groupe avec les filles. Écrire tout, tout, sur des feuilles volantes, les noircir de mots, à l'endroit à l'envers, les diagonales, à l'horizontale, à la verticale... Safia qui m'arrachait le papier des mains, moi qui me précipitait sur une autre feuille, Letitza qui jouait du piano. Safia de mes feuilles noires faisaient des avions, des bateaux, des cocottes...Ça c'était de la thérapie collective. De temps à autres Chris venait et nous jouait un peu de guitare. Il nous observait aussi. Deux filles en train de s'énerver sur des bouts de papier, assises à terre ou sur un lit double, et une autre qui ne voyait plus rien, entière à sa musique. "Les filles, vous faites ce que vous savez faire de mieux. Saf', tu souris et aides, Let' tu joues, et Sar' t'es au milieu." Ils me manquent aussi ceux-là.

Écouter Paris la mort.
"Votre loi, votre âme, votre fierté."
C'étaient les nôtres.

Jeudi 20 mars 2008 à 11:05

Ce bus. Beaucoup de place. Les nuages qui ne couvrent pas le soleil. Le ipod et le casque. Yann Tiersen, archi-connu mais efficace. Bientôt la fin du carnet orange. Lui aussi. Stylo bleu. Le portable sur le jean. Appuyer ma tête contre les rideaux. Leur faire les poches pour rassembler 5€. Jouer trop bien la comédie pour Richard. Rire. C'était avant de monter ça. Je suis bien dans le bus, la tête sur les rideaux. Découvrir un paysage que je connais déjà. Pour changer d'yeux et imaginer. Avoir les cheveux en bordel. Avoir et être. L'indissociable. La réalité et le rêve. Le surréalisme.

Ecrit hier, à 13h.

Mardi 18 mars 2008 à 20:43

20h36. 21h00. 21h00. C'est pas compliqué de vouloir 21H00 !
Non. C'est pas compliqué. Il n'y a rien de compliqué. C'est ça qui est génial. Tout se passe, normalement. J'ai peur pour des conneries, semblerait-il. Et je me trouve incapable d'écrire quelque chose. Enfin. D'écrire. Dans le sens où écrire serait ce que c'est depuis toujours sur ce blog. Ce blog. Mon œil. Faut que je m'arrête. Ça devient grave. D'autant plus que je n'ai absolument pas envie de m'arrêter. Ou peut-être pour prendre quelques photos. Qui t'es pour ? Je connais la réponse. Je suis omnibulée. Vivement demain. Des sourires en cascades. Rendre service à Lucas. M'ennuyer. Faire rire Jonathan. "Qu'est ce que tu fais ?" "Pardon ?" "Oh rien, Margaux en cours, j'aurais pas du demander." J'envoie des sms.

<< Page précédente | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | Page suivante >>

Créer un podcast